Requiem pour Beslan PDF, EPUB

Un véhicule blindé à huit roues avec une mitrailleuse de 14,5 mm sur une tourelle, il roula vers la porte où les otages avaient d’abord été forcés à entrer dans l’école, son fusil tirant à mesure qu’il avançait, et éperonné le mur et les fenêtres.


ISBN: 2742762809.

Nom des pages: 101.

Télécharger Requiem pour Beslan gratuitement. Livres disponibles dans ces formats pdf, epub, ebook, mobi.

Le 1er septembre 2004, à Beslan, en Ossétie-du-Nord, au Sud de la Russie, une école est prise en otage par un commando tchétchène sous les ordres de Chamil Bassaïev. Au moins 1 300 personnes – enfants et adultes – venues pour la rentrée des classes sont enfermées et terrorisées pendant trois jours sans eau ni nourriture par une chaleur torride. Au troisième jour, après l’assaut des forces de l’ordre, on dénombre 331 victimes – une majorité d’enfants -, tuées par balle ou carbonisées par les lance-flammes des sauveteurs et l’explosion des bombes des preneurs d’otages. En Russie, le spectacle d’enfants nus tentant de fuir ce carnage sera un traumatisme comparable à celui du 11 Septembre où les employés du World Trade Center pris au piège se jetaient dans le vide. Pour conjurer ces images d’horreur, pour comprendre ce qui s’était joué, Yulia Yuzik, une jeune journaliste russe, s’est rendue sur place et a su recueillir avec un infini respect les témoignages poignants des enfants et des adultes rescapés, à jamais meurtris. Svetlana Alexievitch, l’auteur de La Supplication, a tenu à préfacer ce livre qui est bien plus qu’un document. « La tragédie de Beslan c’est quand des millions d’hommes et de femmes adultes ont regardé pendant plusieurs jours sur tous les écrans de télévision du monde mourir des enfants. Tuer des enfants. Toute une école. Et personne n’est devenu fou… Beslan, c’est un degré de plus vers l’enfer. C’est notre monde révélé à des yeux étonnés d’enfants qui ont découvert qui nous sommes en réalité… La charge affective unique de ce livre, c’est que son sujet n’est pas la mort, mais l’amour. »

Il se sentait faible. S’il continuait à saigner comme ça, il savait qu’il n’avait pas beaucoup de temps. Pendant ce temps, en Tchétchénie, ils attendent la prochaine attaque. Le coup de feu a retenti. Le masque du terroriste est apparu dans la fenêtre.

Les soldats fédéraux de la 58e armée à Vladikavkaz, la capitale de l’Ossétie du Nord, avaient afflué à Beslan pendant la journée, rejoints par des commandos de l’ancien KGB, membres des célèbres unités Alpha et Vympel. C’était un appareil simple, un seau en plastique rempli de pâte explosive, de clous et de petites boules de métal. Les seuils étaient un peu plus de quatre pieds au-dessus du plancher, et dans toute la pièce, beaucoup de ceux qui n’étaient pas gravement blessés se précipitèrent aux seuils, se redressèrent et tombèrent sur le sol. Le commando terroriste, composé de soldats tchétchènes et ingouches, revendiquait l’indépendance de la Tchétchénie.